jeudi 17 mai 2018

Merci Laïka

Hello ^^ 

Je voulais publier cet article plus tôt mais force est de reconnaître qui j'ai eu du mal à faire le deuil de mon chien. Voila c'est dit. (Et ça pose, grosso modo, le ton de l'article)

Aujourd'hui ça va faire un mois que j'ai dit au revoir à ma grosse toutoune d'amour. Elle me manque tout les jours, ses ronflements qui me faisaient rire, ses petits bruits de cochons, sa manière de me regarder comme le chien le plus malheureux du monde alors que non. 


Je me dit qu'elle est plus heureuse là ou elle est, au paradis des toutous et que ses pattes ne la trahissent plus.


Ce fut là son malheur et sa perte. C'est typique des bergers allemands qui finissent avec des problèmes de dysplasie des hanches parce que le train arrière est fort "ramassé", fort en courbe, plus bas que le train avant.  (d'ailleurs si j'avais un des gars qui décrètent les critères des concours de beauté pour chien, je lui casserai bien quelques dent: c'est inutile, moche et ça raccourci la durée de vie de la bête!)


En une semaine elle à presque perdu 70% de sa mobilité, elle ne savait plus marcher du tout sur le carrelage, tant ses pattes étaient tournées vers l’extérieur, c'était ses "chaussons" tout les jours. On avait même acheté un tapis pour mettre en dessous de la gamelle et l'aider. (Tapis vite adopté) 



Ce qui nous a décidé: elle se vautrait tout le temps. Elle se cassait la figure en descendant la seule marche pour sortir, s'étalait dans l'herbe. Et la relever n'était pas de tout repos puisque la miss pesait 32kg soit un peu plus de la moitié de mon poids.


La décision de l’euthanasie s'est imposée à nous, pas pour notre bien mais pour le sien. Elle n'avait pas l'air d'être en souffrance mais c'était clairement le début de la fin.

Et je me souviens avec une précision folle du jour de son adoption. Elle nous regardait d'un air tellement malheureux dans sa cage, silencieuse, alors que tout ses congénères aboyaient le plus fort possible. Et de sa joie d'avoir trouvé une maison malgré son grand âge: 12 ans et demi.

Nous avons prévenu nos familles qui ont bien eu du mal aussi mais qui ont pu lui faire un dernier au revoir. 


La véto n'a pas eu plus facile que nous puisque c'est une "jeune" qui était stagiaire puis collègue qui suivait notre véto expérimentée, et que Laïka était un de ses premiers patients à poils. La bas nous avons appris que son souffle au cœur s'était bien aggravé.  Au final, et bien malgré nous, nous avons pris la bonne décision au bon moment.

Elle a fait la fête à la véto, s'est endormie puis est partie. 



Nous voulions lui offrir une belle fin de vie, sans souffrances inutiles et je pense qu'on y est bien arrivé. (Par contre je te dis pas ma tête quand je suis allée travailler le lendemain...)

Après il n'y a que le vide immense que laisse ton animal de compagnie derrière lui. Et c'est bien l'après le plus dur. J'ai mis deux semaine à passer l'aspirateur et à faire disparaître ses poils. J'avais un peu l'impression de la faire disparaître pour de bon. Je n'ai pas eu facile laver ses affaires. Les souvenirs restent bien sur, dans le cœur et dans la tête. Mais c'est pas pareil.


J'ai toujours adoré les animaux mais je ne pensais pas aimer autant mon chien. Qui aura toujours une place à part puisque c'était notre premier chien. Mais pas le dernier. Nous partons en vacance, à la Japan Expo parisienne afin de nous changer les idées mais je pense qu'un poilu viendra sûrement finir l'année avec nous. 

Nous allons au refuge sortir des chiens et ça me fait du bien, comme ça me fait du bien de m'occuper de ceux de mes patients.

Mais je ne vois plus ma vie sans un chien. Un animal fidèle, aimant, qui t'aimera toujours pour ce que tu es. Bien moins hypocrite que les hommes. 


(Et ne pense pas que ça ne me coûte pas d'écrire cet article, même un mois plus tard)
(et je suis dégoûtée je n'ai que 80 photos de ma bestiole) 

Voilà je voulais faire un dernier hommage à Laïka, c'est fait. Je vais essuyer mes dernières larmes et me consoler sur Rimwold. 

Elle avait 14 ans et demi, ce qui est un bel âge pour un berger allemand. Merci pour ses deux ans et demi ensemble. Merci pour tout, Laïka. Vraiment.

(Dans un prochain article si j'en ai le courage, je te parle d’arthrose et de son mythe le plus répandu) 

Gros bètch tout mouillé. 

9 commentaires:

  1. Je compatis, moi aussi j'ai perdu mon gros toutou, et même 3 ans après ça me fait toujours un petit quelque chose :/
    Courage :*

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    1. En plus bah c'était la 1ere, on oublie jamais nos 1ere fois :p

      Ca va faire 15 ans que mes parents ont perdu leurs chien et ça leur fait toujours quelque chose aussi.

      Gros bisous

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  2. J'ai longtemps hésité avant d'en reprendre un de BB poilu (14 ans) mais je ne regrette pas. Et je me dit que finalement j'en prendrai bien un deuxième. Je suis de tout cœur avec toi.

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    1. Merci beaucoup. Nous on attend que les vacances passent et on verra ensuite au feeling: il faut que chaqu'un de nous deux se sentent bien avec l'animal et que lui nous adopte aussi. On en a bien un qui nous adore et c'est réciproque mais il est trop "jeune" (il a 4 ans) il demande énormément d'exercices et de jeux, de grandes promenades qui ne sont pas spécialement compatible avec mon coté pantouflard et mes horaires qui n'en sont pas.

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  3. J'ai pleuré en lisant ton article.
    J'ai deux lapins, dont un qui a une maladie pulmonaire, et je sais qu'à un moment il faudra moi aussi que je prenne la bonne décision, mais c'est dur...Courage à toi et gros bisous, tu lui as offert une très belle fin de vie, mais c'est pas facile de faire le deuil de nos petits compagnons poilus. Elle a eu de la chance de te connaître :)
    (C'est tout décousu pardon je suis tout ému)

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    1. J'ai moi même pleuré en l'écrivant. Je sais que c'est difficile mais j'ai avant tout visé le bien être de mon animal même si j'aurai bien voulu la garder encore un peu avec moi je n'ai pas voulu être égoïste.

      Prendre la décision a été difficile mais en même temps naturelle. J'avoue on l'a décidé en moins de 5 minutes, après le niéme chute.

      Je me dis toujours qu'on lui a rallongé sa vie de deux ans et demi, plutôt que de se faire euthanasier au refuge.

      Désolée pour l'émotion. Courage aussi pour ton lapin.

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    2. Tu as pas besoin de t'excuser pour l'émotion. Courage à toi pour te remettre de tout ce chamboulement

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Laisse moi une petite bafouille, j'y répondrais.