dimanche 9 décembre 2018

Il était là... [Poème]

Hello ^^



Je ne suis pas le genre de nana à me planquer dans une cuisine quand je travaille. Mais en ce moment, (enfin ça va faire un an et demi que je résiste ^^') j'ai une patiente qui soit: est super agréable, soit hurle pendant 4 heures qu'elle à faim ou soif, alors qu'elle mange et qu'elle a à boire régulièrement. Mais bon, je peux pas lui faire manger deux kilos de lasagne et boire 4 l d'eau, c'est la maltraitance, et puis j'en peux rien si elle n'a plus la sensation de satiété. 

Quand à la petite stagiaire qui m'a sortir que "ben c'est de la maltraitance de ne pas lui donner ce qu'elle veut", quand tu alterne des "j'ai soif", "j'ai faim" toutes les 30 secondes, je t'assure que c'est juste pour rendre la dame malade.  Et ce n'est pas acceptable.

Mais par moment, je doit m'isoler dans la cuisine sous peine de me prendre des coups (agréable s'il en est) ou d'avoir les tympans en grève. (Par contre bizarrement, j'ai souvent besoin d'une aspirine quand j'ai fini et je suis juste lessivée). J'essaye de lire ou alors j'embarque un bic et un bloc note et j'écris ce qui me passe par la tête.

Voici ce que j'ai écrit un jour où c'était juste...infernal?


Il était là.

Il était là.
Les yeux rivés sur le chemin
L’aube dardant ses rayons dorés
Il l’attendait
Son grand amour
Partit à la guerre
Il ne reviendra pas aujourd’hui
Il rentra.

Il était de nouveau là
Les yeux toujours rivés sur le chemin
Le crépuscule l’éclairant de ses rayons orangés
Il l’attendrait
Son unique amour
Réquisitionné par la guerre
Il ne rentrerait pas ce soir
Il rebroussa chemin

Il était toujours là.
Les yeux fixés sur le chemin
Le brouillard estompant sa vision
Il guettait sa silhouette
Sa moitié
Retenue par la guerre
Il ne traversera pas les limbes
Il fit volte-face

Il était encore là
Les pieds ancrés dans la boue
La pluie brouillant sa vue
Il patientait
Son amant
Enlevé par la guerre
Trempé,
Il s’extirpa de la boue

Il était là,
Les yeux larmoyants,
Scrutant le tapis automnal
Il tremblait
Son meilleur ami
Empêché par la guerre
Le vent ne le ramènerait pas
Il s’esquiva

Il était encore là,
Les yeux papillonnant
La neige formant un linceul
Il grelottait
Son double
Englué par la guerre
Le froid ne le presserait pas
Il s’en alla

Il était planté là,
Les yeux pâlissants
Les fleurs formant une guirlande
Il désespérait
Son compagnon
Harponné par la guerre
Les branches nouvelles ne l’attireront pas
Il s’en retourna

Il brûlait là
Les yeux éblouis
Le soleil l’échauffant
Il sanglotait
Son confident
Détenu par la guerre
Le soleil ne le réchauffera pas
Il s’éloignât

Il était là.
Les yeux rivés sur le chemin
L’aube le caressant ses rayons dorés
Il ne l’attendait plus
Son grand amour
Partit à la guerre
Il s’avança
Il ne partirait pas.

Il était en chemin
Les yeux rivés sur une silhouette lointaine
Le crépuscule l’éclairant de ses rayons orangés
Il s’avança vers lui
Son unique amour
Revenu de la guerre
Il courra
Et ne s’arrêtât pas

Ils étaient ensembles
Les yeux rivés l’un sur l’autre
Baignés par la lueur des étoiles
Ils s’embrassèrent
Son amour estropié
Rejeté par la guerre
Il le soutint
Et rentra enfin chez lui

Ils étaient au chaud
Les yeux rivés que la jambe manquante
Baigné par le feu de l’âtre
Il lui construisit une aide
Son merveilleux amour
Plus jamais la guerre
Il le soignera
Pour toujours il restera


 Voilà terminé. C'est pas grand chose mais j'aime bien ;) 

Je vais profiter de mon dimanche pour prendre quelques photos pour d'autres lookbook. Ce sera en intérieur vu que le mauvais temps et le froid sont de la partie.  

N'hésite pas à donné ton avis

Bon dimanche et gros bètchs

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